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Imaginaire des sciences, techno-imaginaires, pensée complexe. Doctorat USP / Grenoble Alpes. Associée au centre Figura (UQÀM).
Plus de 10 ans d'enseignement. Chargée de cours à l'USP (Celacc). Direction de 33 mémoires. Jury de 45 monographies.
Approches pédagogiques innovantes pour des publics variés. Ancrage théorique en éducation et technopédagogie.
Ateliers de vulgarisation scientifique pour enfants et jeunes. Encadrement à l'Expo-sciences (Les Scientifines, Montréal).

Groupe d'étude sur les imaginaires de la technologie. Geist réunit chercheur·euses et praticien·nes autour des manières dont les sociétés contemporaines pensent, racontent et mettent en scène la technique — entre science, fiction, culture populaire et pratiques artistiques.
geistcorp.org →Artefact négligé par la philosophie et l'anthropologie, la machine a accompagné les actions et réflexions humaines comme objet technique réalisant des activités musculaires et cognitives ; elle est devenue le centre des entreprises technoscientifiques, ainsi qu'un modèle de connaissance pour les phénomènes naturels, une métaphore pour les processus biologiques, un foyer d'expérimentations artistiques et littéraires, et a, tout au long de l'histoire, occupé des fonctions religieuses, oraculaires, ludiques et ornementales.
Bien qu'infiltrées dans nos gestes, dans la manière dont les activités quotidiennes sont organisées et dont le cosmos, la nature, les êtres humains et les sociétés sont compris, les machines ne semblent devenir un problème que lorsqu'elles cessent de fonctionner, lorsqu'elles échouent dans la mission pour laquelle elles ont été conçues. De fait, comme expressions de la culture humaine, elles sont partout et, en même temps, nulle part, puisqu'elles persévèrent comme l'un des grands impensés de la tradition philosophique occidentale et mondiale, ainsi que l'affirme Vengeon (2009, p. 103).
À l'exception de quelques efforts cherchant à renverser ce constat, les travaux consacrés à l'étude des relations entre humains et artefacts — ou, plus précisément, aux imaginaires qui imprègnent les liens entre humains et machines — restent encore embryonnaires. Le terme lien souligne l'étude des relations dans lesquelles on constate un entrelacement ontologique entre humains et artefacts, depuis la conception jusqu'à l'appropriation des objets techniques. De telles études ne se limitent pas aux aspects superficiels ou aux effets sociopolitiques des associations avec les objets ; elles s'orientent également vers l'investigation des récits, images, motivations, mémoires et affects sous-jacents aux différents types d'agencement entre humains et machines.
À partir de ce constat d'une lacune, suivant la vocation interdisciplinaire des études de l'imaginaire — irradiées depuis l'école de Grenoble —, ce projet se consacre à l'investigation des prémisses théoriques qui soutiennent la formulation d'une anthropologie de l'imaginaire des machines, orientée vers l'étude des liens entre humains et machines à différents moments historiques, incluant aussi bien les objets techniques archaïques que les artefacts de la fiction, de manière à permettre l'identification de motifs, redondances, isomorphies et dynamiques imagétiques.
Parcours, intérêts de recherche et formation.
Docteure en éducation (USP / Université Grenoble Alpes), Juliana Michelli S. Oliveira développe une recherche interdisciplinaire à l'intersection des sciences, des humanités et des études de l'imaginaire. Ses travaux portent sur les représentations culturelles de la science et de la technologie, les techno-imaginaires et la pensée complexe. Entre 2022 et 2023, elle a été chercheuse associée au centre Figura (UQÀM). Aujourd'hui, elle est professeure au Celacc — Centre d'études latino-américaines sur la culture et la communication (USP) et médiatrice scientifique aux Scientifines, à Montréal.
N'hésitez pas à me contacter pour toute collaboration, invitation ou renseignement.